L’enfant livré à lui-même fait honte

Nous vivons à une époque où l’éducation et la discipline des enfants au foyer sont devenues des sujets délicats suscitant des réactions bien souvent contradictoires. La plupart des parents désirent donner le meilleur à leurs enfants. Cependant, les moyens pour y arriver ne sont pas toujours efficaces.

Prov. 29/15 nous mentionne que « …l’enfant livré à lui-même fait honte à sa mère » et Prov. 10/1 nous dit qu’ « un fils sage fait la joie d’un père ».

« Livré à lui-même » nous parle d’un enfant sans points de repères pour l’entourer, le guider, lui indiquer la marche à suivre, lui donner des principes de bases et des limites à respecter. Un enfant n’a pas, à prime abord, de discipline personnelle, ni la faculté intérieure pour s’orienter lui-même dans la vie. C’est la responsabilité des parents de veiller à lui inculquer les principes qui lui serviront tout au long de sa vie. Un enfant cherche premièrement à satisfaire ses besoins personnels, à s’amuser constamment et à fuir tout ce qui exige de lui un effort quelconque. Prov. 22/15 déclare que « la folie est attachée au cœur de l’enfant. » Cependant, à l’intérieur de lui, il y a un cri pour qu’on le sécurise. Il n’est pas conscient de ce besoin intérieur, mais tout enfant a besoin de sécurité. L’amour, l’éducation et la discipline vont lui procurer un sentiment de sécurité. Il peut rechigner contre toute règle établie au foyer, mais cela viendra combler un besoin de sécurité en lui.

Imaginez que sur nos routes du Québec, on enlève toutes les limites de vitesse, toutes les lois concernant la conduite automobile, tous les panneaux de signalisation et qu’on laisse les gens décider de leur façon de conduire. Nous serons témoins de toutes sortes d’accidents et de troubles. Certains vont rouler à vive allure, d’autres feront des dépassements dangereux, des personnes vont conduire en état d’ébriété sans se soucier des autres, etc… Les lois, les règles, les panneaux de signalisation et les limites de vitesse sont tous là pour la sécurité des gens. On peut se plaindre parfois de certaines règles mais on doit réaliser qu’avec elles, c’est plus sécurisant de prendre le volant.

Nous, parents, avons donc un rôle important à jouer au foyer pour le bon développement de nos enfants et ce, autant du point de vue moral, spirituel que psychologique. La responsabilité ne se limite pas seulement à procurer à nos enfants un toit, de la nourriture et des vêtements. Nous devons également les instruire et leur inculquer de bons principes de vie qui leur serviront tout au long de leur cheminement ici-bas. Le peuple d’Israël avait reçu des directives bien précises concernant l’éducation et la discipline dans leur foyer. Ils devaient inculquer à leurs enfants les commandements de l’Éternel afin de les amener à vivre une vie heureuse et comblée selon les promesses de Dieu (Deut. 6/7).

De nos jours, on voit trop souvent des parents se désister face à leurs responsabilités et laisser à la société le soin de prendre en charge  l’éducation et  la discipline de leurs enfants. Cependant, c’est premièrement au foyer que doivent s’établir ces règles. La société suit des modes qui bien souvent dérogent d’une éducation adéquate. Il y a des décennies, au Québec, on a laissé à la religion le soin de guider notre façon d’élever nos enfants. L’austérité et l’autorité abusive étaient de mise. La priorité était axée sur l’obéissance à tout prix sans donner l’occasion aux enfants de s’exprimer et de partager leurs préoccupations. On s’est rendu compte que ce genre d’éducation ne donnait pas les résultats escomptés créant une génération bien résolue à ne pas répéter les mêmes erreurs. Ceci eut pour effet de nous conduire à un autre extrême, à savoir «l’enfant-roi». On a rejeté tout ce qui avait une connotation d’autorité et de discipline. On a parlé de psychologie enfantine. Dire « non » à un enfant devenait négatif. Il fallait discuter avec lui, ne mentionnant rien pouvant lui causer un préjudice quelconque. On a donc créé une génération qui a de la difficulté à accepter un refus, un contretemps ou bien une autorité au-dessus d’elle. On a enlevé tout ce qui pouvait représenter une autorité. Les titres ont disparu : père, mère, professeur, monsieur, patron, etc.…

Maintenant, on se rend bien compte que les résultats ne sont pas meilleurs que ceux de la génération précédente. La Parole de Dieu dépasse les temps et les modes passagères. Elle est toujours aussi actuelle, peu importe en quel temps nous sommes. Les principes d’éducation et de discipline que l’on y retrouve nous ont été donnés afin que nos enfants puissent connaître une vie heureuse et comblée.

On y trouve, entre autres, trois grands principes de base à appliquer dans nos foyers afin de voir nos enfants grandir et se développer normalement en s’épanouissant pleinement.

1)  Donnons-leur un modèle à suivre !

On connait l’expression suivante : « Fais ce que je dis, mais ne fais pas ce que je fais ». Cette expression ne correspond en rien à ce que la Bible nous enseigne. Les enfants ne se laissent pas berner si facilement. Ils ont besoin de modèles qui leur montrent un exemple à suivre. Les parents sont les premiers modèles auxquels ils vont vouloir s’identifier. Notre conduite parle plus que nos paroles.

Au temps de Lot, les gens de Sodome et Gomorrhe avaient une conduite perverse et corrompue. Lorsque la population a voulu abuser des anges qui logeaient chez Lot, les enfants faisaient partie de cette foule (Genèse 19). Comment des enfants peuvent-ils avoir ce genre de penchants ? L’exemple de leurs aînés y était pour quelque chose. La mentalité du « tout est permis » ne peut qu’ouvrir la porte à toutes sortes de déviations malsaines. Si nous permettons dans nos foyers les propos légers, les farces à double sens, les émissions qui valorisent le libertinage, les sites internet illicites, et j’en passe, alors nous préparons une génération corrompue et déficiente.

La pureté, la décence et la bienséance sont toujours de mise. Il fut un temps où l’on encourageait les parents à prendre leur bain avec leurs enfants. On a ainsi enlevé tout sens de pudeur et de respect de son propre corps. Le Seigneur a mis en garde son peuple contre le fait de se découvrir devant ses enfants. Il a mentionné qu’agir ainsi était un crime. L’histoire de Noé  est révélatrice de l’importance que le Seigneur attache à la décence. Noé s’est découvert sous sa tente et Cham, son fils, l’ayant vu nu, le rapporta à ses frères. Les frères de Cham marchèrent à reculons et recouvrirent leur père. Cham reçut une malédiction de son père pour avoir agi de la sorte et rapporté à ses frères cet incident (Genèse 9).

Personnellement, je n’ai jamais vu mes parents nus et cela aurait été un scandale si une telle chose s’était produite. Pouvons-nous réellement demander à nos enfants de conserver une certaine pudeur et un respect de leur propre corps en se dénudant en leur présence?

Paul a dit : «Soyez mes imitateurs comme je le suis moi-même de Christ». Pouvons-nous déclarer la même chose à nos enfants ? «Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence afin que vous discerniez la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait» (Romains 12/2).

2)  Élevons-les selon le Seigneur !

Éphésiens 6/1-4 nous mentionne certaines directives concernant les enfants et les parents :

« Enfants, obéissez à vos parents, selon le Seigneur, car cela est juste.

Honore ton père et ta mère (c’est le premier commandement avec une promesse),

afin que tu sois heureux et que tu vives longtemps sur la terre.

Et vous, pères, n’irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur».

 

Élever nos enfants en les corrigeant et en les instruisant fait partie de la responsabilité de chaque parent. Cependant, corriger et instruire sans se soucier de la fin de ce verset serait mettre de côté l’essentiel. « Selon le Seigneur » est la clé pour une éducation adéquate et productive.

 

« Selon le Seigneur » signifie selon les principes divins, à la manière du Seigneur, comme le Seigneur le fait avec ses enfants. Établir des limites raisonnables, enseigner les principes divins, promouvoir des règles de bienséance et de savoir-vivre font partie d’une bonne éducation. Néanmoins, la façon de le faire est tout aussi importante. Il nous est dit de ne pas irriter nos enfants. Nous pouvons agir avec dureté et intransigeance ou bien avec une attitude de douceur et d’affection.

 

Le Seigneur, tout en nous promulguant ses directives et ses ordonnances,  nous entoure de son amour et de sa bonté. Il prend soin de nous, nous conseille, nous exhorte, nous reprend, nous corrige avec affection et tendresse.

 

Il nous faut préciser ici la différence entre mollesse et tendresse. Les fils d’Éli, le sacrificateur, en sont un bel exemple. Les fils d’Éli étaient sacrificateurs, mais ils agissaient mal dans leur service au temple. Ils ne respectaient pas les offrandes et ils couchaient avec des femmes à l’entrée de la tente d’assignation. Ils se rendaient ainsi coupables de grands péchés devant l’Éternel.  Éli, leur père, apprit leur conduite et ne les corrigea pas selon le Seigneur. Il ne fit que leur dire qu’ils n’agissaient pas bien. Il honorait ses fils plus que Dieu, nous disent les Écritures. Les conséquences furent tragiques, les fils d’Éli moururent et Éli fut retranché de la maison de l’Éternel (1 Samuel 2).

 

Si on aime nos enfants et si on désire vraiment le meilleur pour eux, on ne leur cachera pas la vérité et on ne leur permettra pas d’agir d’une façon insensée ou méprisante dans nos foyers. Être ferme avec les principes de la Parole de Dieu dans un esprit de douceur et d’affection est possible et souhaitable.

 

3)  Sachons les encourager et leur montrer de l’intérêt!

 

Ce n’est pas tout de faire régner la discipline et de leur donner de bons principes de vie. Il est également nécessaire de passer de bons temps avec nos enfants. Ils vont comprendre et saisir davantage la discipline quand nous allons passer du temps de qualité avec eux dans des activités saines.

 

Si nous nous intéressons à ce qu’ils aiment et que nous passons du temps avec nos enfants, ils vont sentir concrètement notre affection et notre intérêt pour eux. L’un des problèmes les plus marquants de la société actuelle est que les parents sont trop préoccupés par leurs activités personnelles et leur travail. Ils n’ont plus de temps pour leurs enfants.

 

Des enfants vont consciemment désobéir à leurs parents dans le seul but d’attirer leur attention. N’attendons pas que nos enfants nous lancent ce cri d’alarme pour réagir. Montrons-leur que nous ne sommes pas seulement une autorité qui est là pour appliquer une discipline. Passons du temps avec eux et faisons des activités qui vont les intéresser.

 

Le temps que nous passons avec eux est du temps que nous soutirons à l’ennemi. Il y a tellement d’influences négatives et destructrices qui les entourent que nous nous devons de leur apporter une protection en les entourant de notre présence et de notre amour.

 

Le temps que nous passons avec nos enfants est un investissement pour le futur. Nous investissons en eux un avenir heureux. Notre semence auprès d’eux nous permettra de récolter, de leur part, de la joie et non de la honte.

 

 

Psaume 128

 

Heureux tout homme qui craint l’Éternel, Qui marche dans ses voies!

 

Tu jouis alors du travail de tes mains, Tu es heureux, tu prospères.

 

Ta femme est comme une vigne féconde Dans l’intérieur de ta maison; Tes fils sont comme des plants d’olivier, Autour de ta table.

 

C’est ainsi qu’est béni L’homme qui craint l’Éternel.

 

L’Éternel te bénira de Sion, Et tu verras le bonheur de Jérusalem Tous les jours de ta vie;

 

Tu verras les fils de tes fils. Que la paix soit sur Israël!

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