Attendre l’Époux: Réflexion sur la vie de Jean-Baptiste

Parmi les personnages les plus radicaux de la Bible, Jean-Baptiste est sans doute le plus méconnu. On sait peu de choses à son sujet, si ce n’est que ses parents, Zacharie et Élisabeth, étaient justes devant Dieu et qu’ils ne pouvaient pas avoir d’enfants. Sa conception est un miracle. On sait qu’il fut consacré à l’Éternel et rempli de l’Esprit dès le ventre de sa mère. Son appel était grand : préparer le chemin du Seigneur.

Celui qui crie dans le désert

La vie de Jean-Baptiste n’eut qu’un seul but, un seul sens : servir le plan parfait de Dieu. On dit que, dès sa jeunesse, il vivait dans les déserts (Luc 1.80), que c’est là qu’il reçut la parole que Dieu avait pour lui (Luc 3.2) et qu’ensuite il passa son temps à faire ce que Dieu lui avait dit, jusqu’à ce qu’il fût arrêté puis tué.

Voilà un homme qui a complètement oublié de s’occuper de ses propres affaires, de ses propres désirs. Il n’a pas considéré qu’il avait une vie personnelle à mener sur cette terre ou des rêves à réaliser (se marier, avoir des enfants, exercer un métier ou occuper une fonction dans sa communauté). Il demeurait dans les déserts, mangeait des sauterelles, prêchait un message que les gens n’avaient pas particulièrement envie d’entendre (la repentance), confrontait ceux qui étaient en désaccord avec la loi divine au point de s’en faire des ennemis mortels (Hérode).

Un cœur passionné

On peut penser qu’il n’avait pas le choix, puisque l’Esprit qui reposait sur lui le pressait d’accomplir son appel. On peut penser, en somme, qu’il ne faisait que son devoir. Pour savoir si c’est vrai, il faut se demander sur quoi était fixé son regard.

Sur quoi – ou sur qui – avait-il son regard, quand il disait aux foules : « Que celui qui a de quoi manger partage avec celui qui n’en a pas » ? Sur quoi – ou sur qui – avait-il son regard, quand il disait du Messie qui allait venir : « Je ne mérite pas de délier la courroie de ses sandales » ou  « Il faut qu’Il croisse et que je diminue » ?

Ce ne sont pas les paroles d’un homme qui fait son devoir. Ce sont celles d’un être dont le cœur est consumé par l’amour. La vie de Jean-Baptiste est celle d’un homme qui a porté avec passion, avec conviction et ferveur, la part du cœur de Dieu qui lui a été révélée dans le désert. Il s’est effacé pour laisser le cœur de son Seigneur se manifester, s’exprimer en toute liberté à travers lui.

L’ami de l’époux

Plus encore, la grande leçon de la vie de Jean-Baptiste se trouve dans ce verset où il déclare : « Celui qui a l’épouse, c’est l’époux ; mais l’ami de l’époux éprouve une grande joie à cause de la voix de l’époux ; aussi cette joie qui est la mienne est complète. » (Jean 3.29) Voilà les paroles d’un homme qui était capable non seulement de communier à la joie de Celui pour qui il avait tout donné, mais aussi d’y trouver sa propre joie, son propre accomplissement.

Nous qui attendons le retour de l’Époux, que le cœur passionné de Jean-Baptiste nous inspire, que l’amour et le désir en nous soient réveillés, actifs, agissants. Préparons les chemins du Seigneur en mettant nos cœurs et nos vies en ordre. Fixons nos regards sur Jésus, notre Époux bien-aimé, et laissons-le partager avec nous la joie qu’Il éprouve en venant bientôt vers son Épouse.

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