Vieillir ensemble

«Oui je le veux»… ces quatre petits mots dits et redits par combien d’hommes et de femmes chaque année au Québec et ailleurs…

Alors commence la vie de couple… mais se rendra-t-elle jusqu’à 30, 40, 50 et même 60 ans?

Avec ses hauts et ses bas, ses rires et ses larmes, ses affrontements inévitables, c’est là que tout se construit ou se démolit.  Il y a beaucoup d’étapes à franchir, mais quand la fidélité y réside, la confiance règne, le respect de l’un envers l’autre demeure, et  c’est dans cette liberté que le couple grandira.

Même chez les couples très unis, cultiver une relation heureuse et saine relève du défi. Malheureusement au fil du temps, les petits mots doux, les câlins et les baisers se transforment en sarcasmes, en manipulation d’émotions, et chacun tient l’autre pour acquis.  Bien que chaque couple éprouve des problèmes qui lui sont propres, il existe des moyens de donner un nouveau souffle à votre relation.  Par exemple, cessez de chercher un coupable, acceptez vos défauts et soulignez vos qualités, prenez votre temps pour résoudre vos problèmes. Je crois sincèrement que le véritable défi est de vivre avec soi-même.  Si les problèmes individuels étaient mieux cernés, il y aurait moins  de problèmes de couple.

D’abord et avant tout, je dirais qu’il faut parvenir à un dépouillement et à une ouverture, l’un par rapport à l’autre pour le couple qui n’a plus d’autre fonction que celle de vivre ensemble.  Et choisir de vivre ensemble.

S’il est une phrase qu’on entend souvent dans la  bouche des conjoints qui s’aiment, c’est celle-ci : «Puissions-nous avoir la grâce de vieillir ensemble».  Les couples prennent vite conscience que s’il est une étape de la vie où l’on a besoin de soutien, de sécurité et de tendresse, c’est bien à cette époque où nos forces commencent à diminuer.  S’appuyer l’un sur l’autre à cette étape de la vie est une chance appréciable.

Certes, il se trouve des situations où il n’est pas si facile de vieillir ensemble.  L’âge, la sénescence surtout, peuvent rendre grognon, pointilleux, exigeant.  Autant il est possible pour un conjoint de soigner avec amour l’être aimé qui est frappé par une maladie organique, comme un cancer par exemple, autant il lui est difficile parfois de supporter une maladie de type nerveux, car il  a un peu tendance à croire que le malade pourrait s’en libérer, s’il le voulait vraiment.

Il est toujours émouvant de regarder vivre un  couple qui a passé une vie à s’aimer.  Et cette période de la vie peut être l’une des plus gratifiantes, quand on sait relativiser les petits désagréments liés à l’âge, et qu’on n’a pas à souffrir de difficultés majeures chez ses enfants et petits-enfants ou de la perte de l’un d’eux.

C’est l’âge de la tendresse : la sexualité a compris que pour durer, elle doit plus que jamais se colorer de prévenances, de respect, de délicates attentions. Même imparfait, l’autre est une présence : on échappe au terrible vide de la solitude. La présence de l’autre est sécurisante. On sait qu’il nous soutiendra spontanément, sans avoir à mendier son aide.  Au fil des années, nous nous sommes échangés, souvent à notre insu, nos qualités et nos défauts. Il s’en est suivi un phénomène d’osmose où se sont transmises non seulement  nos richesses de cœur, mais aussi  nos conceptions du monde, nos valeurs, notre foi.

C’est l’âge de la sérénité, de la contemplation.  Les époux peuvent admirer  leur descendance du haut de la pyramide qui s’est formée et qui grandira jusqu’à la fin des temps. De belles fêtes de famille organisées lors des noces d’or, de diamant voire même de platine dépeignent la reconnaissance des enfants qui annoncent, présagent et préparent… les  Noces éternelles! (1 Co.13)

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