Les sept paroles de Jésus sur la croix!

Lorsque Jésus fut mis en croix, c’était la troisième heure du jour, soit 9h00 du matin. Il expira durant la neuvième heure, soit 15h00. Durant ces six heures de souffrance et d’agonie, Jésus, selon le récit que nous avons dans les évangiles, parla sept fois. Les dernières paroles d’une personne sont significatives. Nous allons maintenant les examiner de plus près, selon l’ordre dans lequel elles furent prononcées, selon ce que j’ai pu comprendre de la lecture des Évangiles.

  • Jésus est crucifié à la 3ième heure (Marc 15 : 25).
  • Jésus demande au Père : Pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font (Luc 23 : 33-34).
  • Jésus prend soin de l’avenir de Marie : Femme, voici ton fils … Voilà ta mère (Jean 18 : 23-27).
  • Jésus répond à la demande du brigand : Aujourd’hui même tu seras avec moi dans le paradis (Luc 23 : 36 ,42).
  • De la 6ième à la 9ième heure; des ténèbres sont sur toute la terre (Matthieu 27 : 45).
  • Durant la 9ième heure,
    • Jésus crie Eli, Eli, lama sabachthani ? c’est–à–dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as–tu abandonné ? (Matthieu 27 : 45-50)
    • Jésus dit : J’ai soif et on l’abreuve de vinaigre (Jean 19 : 28-30).
    • Jésus dit : Tout est accompli! (Jean 19 : 30).
    • Jésus dit : Père, je remets mon esprit entre  tes mains et il expire (Luc 23 : 46).
    • La terre tremble, des justes ressuscitent et entrent dans Jérusalem (Matt. 27 : 54; Matt. 27 : 52-53).

Luc 23 : 34  Jésus dit : Père, pardonne–leur, car ils ne savent ce qu’ils font. Ils se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort.

La première parole que Jésus prononça sur la croix est une prière en faveur de ceux qui l’ont crucifié sur cette croix. Notez que Jésus prie pour et non contre ceux qui l’ont crucifié. Quelle miséricorde démontre Jésus! Ce qu’il enseignait, Jésus le pratiquait : « Priez pour ceux qui vous maltraitent… » (Matthieu 5 : 44)

PÈRE : Sa façon de prier réitérait à nouveau qui il était : Le Messie promis qui serait le Fils de Dieu! Ceux qui se moquaient de lui, tant Romains que Juifs du peuple ou les autorités -principaux sacrificateurs, scribes et anciens-, tous ceux-là ont pu entendre Jésus prier Dieu en l’appelant Père, se déclarant encore une fois Fils de Dieu.

Comme Jésus savait que sa mort était inévitable, que lui servait-il de continuer d’affirmer qu’il était le Fils de Dieu, si c’était faux?  De dire le contraire lui aurait épargné la mort, puisque c’était son aveu  qui servait de prétexte à  ses accusateurs pour le faire crucifier? Jésus n’était pas un imposteur. Jésus est réellement le Fils de Dieu et là, sur la croix, il parle à Dieu, son Père. Il lui parle directement, sans intermédiaire, comme il enseigna à ses disciples de le faire, car la foi en Jésus donne ce privilège au croyant de devenir enfant de Dieu et de s’adresser directement à Dieu en l’appelant Père! (Jean 1 : 12 – Galates 4 : 6 – Luc 11 : 2 – Jean 16 : 23)

PARDONNE-LEUR : Jésus demande à son Père le pardon des Juifs qui n’ont pas reconnu qu’il était Le Messie qu’ils espéraient depuis si longtemps (Jean 1 : 11) de même que le pardon des Romains qui mirent la sentence de mort  à exécution en le crucifiant et en se partageant maintenant ses vêtements. Son pardon était pour tous. Il était venu sur terre pour ce moment, afin de mourir et  d’obtenir ainsi le pardon complet des péchés de l’humanité, étant l’agneau sacrifié qui ôte le péché du monde (Jean 1 : 29).

ILS NE SAVENT PAS CE QU’ILS FONT : Avant de venir sur terre, Jésus connaissait déjà tout ce qu’il allait subir à la croix. C’est sa compassion et son amour pour nous qui lui donnèrent la force d’aller jusqu’au bout. Ayant vécu comme un simple homme, Jésus pouvait compatir face à leur incompréhension. S’ils avaient vraiment su  qui ils avaient livré à la mort, nous dit l’apôtre Paul, ils ne l’auraient pas crucifié (1 Corinthiens 2 : 8). Lorsque Jésus expira et que l’officier romain vit le tremblement de terre qui s’en suivit, il déclara :« Assurément, cet homme était Fils de Dieu». (Matthieu 27 :54)

Jésus a prouvé son amour envers nous en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, il est mort pour nous (Romains 5 : 6-8). «Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font! »,  fut la première réflexion que Jésus exprima sur la croix! Pas de haine, pas de sentiments de vengeance, pas de plaintes, pas d’apitoiement, même en ces heures de souffrances sur la croix. Il est plein de miséricorde face à ceux qui désirent sa mort. Sa miséricorde triomphe en ce moment du jugement. La miséricorde, c’est de recevoir des bénédictions que l’on ne mérite pas et  ne pas recevoir les conséquences du mal qu’on a fait.

Quel grand pardon que celui de Jésus obtenu pour nous sur la croix! Et c’est ce genre de pardon envers ceux qui nous ont offensés ou  nous ont fait du mal que Jésus nous appelle à donner pareillement, comme il l’a fait  pour nous: de tout notre cœur, sans garder de condamnation, de reproches, de haine, de vengeance envers la ou les personnes en faute (Matthieu 6 : 14-15, Colossiens 3 : 13). Cela nous est possible, Étienne l’a fait à son tour alors qu’on le lapidait pour sa foi en Jésus. « Et ils lapidaient Étienne, qui priait et disait : Seigneur Jésus, reçois mon esprit ! Puis, s’étant mis à genoux, il s’écria d’une voix forte : Seigneur, ne leur impute pas ce péché ! Et, après ces paroles, il s’endormit ». (Actes 52-60)

Jean 19 : 25-27  Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus, voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui.

Quand nous souffrons atrocement dans notre corps physique, il nous est très difficile de voir ou de répondre aux besoins de ceux qui nous entourent alors, imaginez si nous étions en train de mourir. Jésus agonisait et, de sa croix, il voyait Marie, sa mère. Elle pleurait sûrement au pied de la croix, complètement démolie. La parole de Siméon prononcée lorsque Jésus fut présenté au temple à l’âge de 40 jours s’accomplissait en cet instant : une épée de douleur transpercerait l’âme de Marie (Luc 2 : 35). Même en ce moment, Jésus, au cœur ému de compassion et d’amour, a su reconnaître le cœur brisé d’une mère devant la mort imminente de son enfant et il agit en sa faveur.

Pendant son séjour ici-bas, Jésus n’était pas indifférent à la douleur et à la peine qu’éprouvaient, lors d’un décès, ceux qui l’entouraient. Il ressuscita le fils de la veuve de Naïm en lui disant « Ne pleure pas » et ce, sans que personne ne lui ait demandé de le faire (Luc 7 : 12-15). Jésus pleura voyant Marie, sœur de Marthe, pleurer son frère Lazarre (Jean 11 : 32-35), même s’il savait  qu’il allait le ressusciter dans quelques instants.

Jésus, du milieu de ses propres souffrances, s’oubliait donc lui-même pour prendre soin de sa mère et veillait à son bien-être futur. Jésus confia sa mère à Jean, le disciple qu’il aimait et qui était là à ses côtés, au pied de la croix.

Jésus parla premièrement à sa mère : Femme, voilà ton fils! Il lui référa Jean comme s’il était son propre fils. Jésus parla ensuite au disciple qu’il aimait : Voilà ta mère! Pourquoi Jean? Il était déjà aux côtés de Marie, au pied de la croix. Jean était l’apôtre qui allait survivre le plus longtemps des 12 : il mourut dans les 90 ans. Jean était aussi celui qu’on appelait l’apôtre de l’amour. Il se savait aimé de Jésus, c’est pourquoi il parlait de lui dans son évangile en se nommant le disciple que Jésus aimait. Jean aimait Jésus. Enfin, Jean aimait les gens comme Jésus les aimait (son épître en fait foi).

Jésus choisit donc une personne pleine d’amour pour lui confier sa mère, il savait que Marie serait entre  bonnes mains pour son avenir. Jean accepta à l’heure même et prit Marie chez lui dès ce moment.

Si Jésus a  pourvu  aux besoins journaliers et terrestres de la vie  d’une personne du milieu de ses souffrances sur la croix, comment ne pourvoira-t-il pas pour toutes choses de nos jours du haut des cieux?  (Romains 8 : 32) Jésus est plein de compassion (Ps 116 : 5) et nos besoins quotidiens ne le laissent pas indifférent (Matthieu 6 : 32-33). Il pourvoira à tous nos besoins selon sa richesse, avec gloire! (Phil 4 :19)

Luc 23 : 39-43  L’un des malfaiteurs crucifiés l’injuriait, disant : N’es–tu pas le Christ (Messie)? Sauve–toi toi–même, et sauve–nous ! Mais l’autre le reprenait, et disait : Ne crains–tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation ? Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes ; mais celui–ci n’a rien fait de mal. Et il dit à Jésus : Souviens–toi de moi, quand tu viendras dans ton règne. Jésus lui répondit : Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis.

Le contexte de la crucifixion nous mentionne que deux malfaiteurs furent crucifiés en même temps que Jésus : l’un à sa gauche et l’autre à sa droite (Marc 15 : 27). Je ne sais pas si ces deux brigands étaient juifs ou non, mais ils n’étaient pas ignorants que le terme Christ, ou Messie en hébreu, référait au Roi des Juifs qui délivrerait son peuple de ses péchés. De plus, le ministère de trois ans de Jésus ne passa pas inaperçu en Israël.

Les remarques des dirigeants juifs et de la foule, l’écriteau placé par Pilate au-dessus de la croix de Jésus parlaient de ce que  Jésus se disait être :  le Messie annoncé par les prophètes, l’espérance du peuple d’Israël. Ceux qui se moquaient de lui, l’incitaient à prouver qui il se disait être : « S’il est le Christ, l’élu de Dieu… Si tu es le Fils de Dieu… Si tu es le roi d’Israël… » (Matt 27 : 37, 39-44; Marc 15 : 32; Luc 23 : 35), … descend de la croix». Jésus n’avait commis aucun crime, il fut condamné pour avoir révélé qui il était, ce que les autorités juives refusaient de croire. Pour eux, Jésus blasphémait!

Règle générale, les malfaiteurs ne s’intéressent pas à Dieu pendant leur vie déréglée mais, à l’heure de la mort, chacun réfléchit. La pensée de Dieu et la pensée de l’éternité sont le plus souvent au menu. Ces deux brigands sont en train de mourir pour leurs crimes. Ils sont coupables et pécheurs face à Dieu. Deux brigands, deux réactions totalement différentes.

Au début, les deux brigands insultaient Jésus (Matt 27 : 44), mais l’un d’eux fit volte-face. Pourquoi? Serait-ce à cause de cette parole de Jésus: « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font?»  Serait-ce à cause de sa compassion, de  son attitude pacifique, à cause des ténèbres qui les enveloppaient ou du souvenir des paroles du prophète Ésaïe?

Esaïe 53 : 1-12 Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le bras de l’Eternel ?…  Méprisé et abandonné des hommes… Nous l’avons dédaigné… nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités. Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui… et l’Eternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. Il a été maltraité et opprimé … semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie … Et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu’il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple ? … mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes, et il se chargera de leurs iniquités. C’est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands …  il s’est livré lui–même à la mort, et il a été mis au nombre des malfaiteurs, parce qu’il a porté les péchés de beaucoup d’hommes, et qu’il a intercédé pour les coupables (Luc 23 : 34).

Je ne sais pas quoi mais quelque chose se passa pour ce brigand. Il cessa d’injurier Jésus et crut en Lui en tant que Messie et son Sauveur. L’autre continua d’injurier Jésus en disant : « N’es–tu pas le Christ (Messie)? Sauve–toi toi–même, et sauve-nous » (Luc 23 : 39). Son intérêt était que Jésus le fasse descendre de la croix et non qu’il sauve son âme. Le bon larron crut que Jésus mourrait, non pour ses propres péchés, mais pour les siens qui méritaient la mort. Il crut en sa royauté, en sa divinité, en son éternité. Ses paroles montrent sa foi : « Ne crains-tu pas Dieu, pour nous, c’est justice car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes; mais celui-ci n’a rien fait de mal »  (Luc 23 : 40-42). Puis le larron s’adressa à Jésus : « Souviens–toi de moi, quand tu viendras dans ton règne ». Il exprime ainsi qu’il croit que Jésus est roi (ton règne), qu’il demeurera vivant (quand tu viendras) et qu’il désire être avec lui dans son royaume (souviens-toi de moi) (Colossiens 1 : 13 -  Romains 10 : 9-11).

LA RÉPONSE DE JÉSUS EST DES PLUS SIGNIFICATIVES EN CE QUI CONCERNE LE SALUT DE L’HUMANITÉ.

Jésus lui répondit : « Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis».

  • Jésus lui dit qu’en ce jour même, aujourd’hui, il honorera sa foi et exaucera son désir. Pas demain, pas après avoir passé un temps plus ou moins long dans un lieu d’expiation de ses péchés, pas si des gens supplient Dieu pour lui après sa mort, pas s’il a accumulé assez de bonnes œuvres pour effacer ses mauvaises, mais AUJOURD’HUI! Sauvé, tel qu’il est, à l’heure même, AUJOURD’HUI!
  • Jésus lui assure une place avec lui au paradis. Les justes du séjour des morts ont été amenés au ciel dans la présence de Dieu suite à l’œuvre de Jésus sur la croix et suite à sa résurrection. Ce larron en faisait partie, il a été rendu juste, pardonné de tout.
  • En lui assurant une place au paradis le jour même, Jésus confirme au larron que sa foi est suffisante pour avoir une place au paradis, que ses péchés sont pardonnés à cause de cette foi.  Car, sans le pardon des péchés qui mettent une séparation entre Dieu et nous, on ne peut accéder au royaume de Dieu, au paradis. Jésus confirme au larron qu’il est maintenant sauvé, à l’heure même et ainsi héritier de la vie éternelle et du royaume de Dieu!
  • Et cette parole de Jésus confirme aussi à chaque personne les mêmes promesses. Si seulement toi aussi tu crois en Jésus comme ton Messie, ton Sauveur. MAINTENANT, AUJOURD’HUI MÊME, TU SERAS SAUVÉ ET HÉRITIER DU ROYAUME DE DIEU, SI SEULEMENT TU PLACES TA FOI EN LUI POUR LE PARDON COMPLET DE TOUS TES PÉCHÉS!

(Rom. 3 : 22, 28 –  Gal. 2 : 16 – Gal 3 : 26 –  Éph. 2 : 8-9 – 1 Pierre 1 : 9 – Jean 5 : 24 – Actes 10 : 43 –

1 Jean 5 : 10-13, 20 – Jean 1 : 12 – Rom. 4 : 16 -  Rom. 8 : 17 -  2 Tim. 4 : 18)

Marc 15 : 34,  Et à la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Eloï, Eloï, lama sabachthani? Ce qui signifie : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as–tu abandonné?

C’est pendant la neuvième heure, que les quatre dernières paroles de Jésus ont été prononcées. C’était la troisième heure quand ils le crucifièrent. Des ténèbres recouvraient toute la terre depuis la sixième heure. Lors de son arrestation, Jésus avait dit : « C’est ici votre heure, et la puissance des ténèbres » (Lu 22: 53). Là Jésus s’écrie : Eloï, Eloï, lama sabachthani? Ce qui signifie : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as–tu abandonné?

Jésus citait le Psaume 22 qui parle aussi de ses mains et de ses pieds percés. Pourquoi Jésus a-t-il prononcé ces paroles? N’avait-t-il pas déjà affirmé que Dieu, son Père, était toujours avec lui (Jean 16 : 32)? Les prophètes Habakuk et Ésaïe nous en donnent la réponse. Les yeux du Dieu Saint, nous dit Habakuk 1 : 13, sont trop purs pour voir le mal. Ésaïe 53  nous mentionne que, sur la croix, Jésus était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui … et l’Eternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. Quant à Ésaïe 59, il nous résume le tout.

Ésaë 59 : 1-2  Non, la main de l’Eternel n’est pas trop courte pour sauver, ni son oreille trop dure pour entendre. Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu ; ce sont vos péchés qui vous cachent sa face et l’empêchent de vous écouter.

Sur la croix, alors qu’il portait les péchés du  monde, Jésus a senti son Père loin de lui. Il a ressenti si vivement la séparation avec Lui qu’il s’est senti complètement abandonné de Lui, ce qui ne lui était jamais arrivé! Il cria donc : Mon Dieu, Mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné? En tant qu’Agneau de Dieu ôtant les péchés du monde, Jésus mourrait à notre place. En ces heures de souffrance, Jésus portait sur lui tous les péchés de l’humanité de tous les temps, afin qu’aucun de nous n’ait besoin d’en subir personnellement le jugement, car le salaire que mérite le péché, c’est la mort (Rom 6 : 23). Sans effusion de sang, ajoute Hébreux 9 : 22, il n’y a pas de pardon possible. Le substitut (celui qui prend notre place) doit être mis à mort : son sang, porteur de sa vie, devait être répandu pour remplacer la vie du pécheur. Jésus était ce substitut mourant sur la croix, son sang et sa vie donnés en sacrifice pour nos péchés.

Imaginez l’angoisse et le poids de ténèbres portés en cet instant par Jésus! Même la nature fut envahie et en ressentit les effets: trois heures de ténèbres sur toute la terre! La nature souffrait du poids des péchés de l’humanité (Rom 8 : 22) portés par le corps meurtri de Jésus. Pensons-y un instant : tous les meurtres, tous les viols, tous les incestes, tous les massacres, l’holocauste, les guerres, les mensonges, les tromperies, les infidélités … tous les péchés les plus sombres, les plus horribles et les plus crapuleux… et tous les autres que l’on ne considère pas si graves, mais dont la condamnation et le salaire sont les mêmes : la mort! Jésus les portait tous en ce moment, lui qui n’avait jamais péché et qui marchait en sainteté et en intimité avec son Père Saint de toute éternité!

Dieu le Père entendait son Fils agonisant sur la croix et l’aimait toujours autant. Ce n’était pas qu’il voulait l’abandonner au moment où Jésus en avait le plus besoin. C’était parce que Jésus portait tous les péchés du monde et que le péché sépare de la présence de Dieu – Es. 59 : 2.  Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu ; ce sont vos péchés qui vous cachent sa face et l’empêchent de vous écouter. (Comme Adam et Ève qui furent chassés du paradis terrestre, loin de la face de Dieu, suite au péché (Genèse 3 : 23-24).

C’est donc à cause de nos péchés qu’il  portait que Jésus se sentit séparé et abandonné de Dieu son Père. Jésus endura ce terrible abandon et cette séparation de la présence intime de son Père à cause de son amour infini pour nous.  Lui et son Père souffraient de voir l’humanité séparée de leur présence alors que leur amour soupirait de l’avoir tout près d’eux, en intimité.

Chacun a maintenant l’opportunité de s’approcher de Dieu par Jésus pour vivre et savourer son amour, sa tendresse, sa présence glorieuse! La croix permet ce retour dans l’intimité aimante de Dieu pour toute l’humanité.

La mort de Jésus pour nos péchés brisa, par la croix, la séparation qui existait entre Dieu et nous afin de rétablir l’intimité avec Dieu dès ici-bas et pour l’éternité!

C’est là le vrai sens de Pâques : Jésus, Fils de Dieu, Messie, Sauveur venu s’offrir comme  sacrifice parfait qui payait le salaire mérité par tous les péchés du monde. Comme il n’avait personnellement jamais péché lui-même, la mort ne put le retenir dans le tombeau et Jésus ressuscita! Quelle glorieuse victoire que celle de cette croix!

Jean 19 : 28-29,  Après cela, Jésus, qui savait que tout était déjà consommé, dit, afin que l’Écriture fût accomplie: J’ai soif.  Il y avait là un vase plein de vinaigre. Les soldats en remplirent une éponge, et, l’ayant fixée à une branche d’hysope, ils l’approchèrent de sa bouche.

Jésus dit cette parole : « J’ai soif », parce qu’Il savait que tout était déjà consommé et pour accomplir une des  prophéties concernant sa mort : être abreuvé de vinaigre.

Il est intéressant d’examiner le sens du mot « consommé » qui vient du grec «teleo». Ce terme a le sens d’avoir achevé, d’avoir accompli, d’amener à une fin, de terminer, d’exécuter, de compléter pour que la chose faite corresponde à ce qui a été dit, ordonné, Ce mot « consommé » veut dire réaliser la dernière action qui complète une œuvre, payer.

Jésus savait qu’il ne restait qu’un aspect, avant qu’il n’expire, pour avoir tout accompli ce qui avait été révélé par l’Esprit de Dieu, au sujet du Messie Sauveur attendu et c’était qu’on l’abreuve de vinaigre, selon le Ps. 69: 21. « Ils mettent du fiel dans ma nourriture, et, pour apaiser ma soif, ils m’abreuvent de vinaigre». Donc, afin que l’Écriture fût accomplie, Jésus dit : « J’ai soif ». Après sa résurrection, Jésus parla à ses disciples de cette nécessité qu’il avait d’accomplir TOUTES les Écritures de l’Ancien Testament à son sujet.

Luc 24 : 44,  Puis il leur dit … il fallait que s’accomplît tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes.

Aucun détail annoncé, aucune parole prophétique au sujet du Messie Sauveur qui allait libérer son peuple en pardonnant ses péchés n’est restée sans accomplissement. Tout fut fait tel que Dieu l’avait fait connaître d’avance par la bouche de ses prophètes.

Ceci nous amène à la parole que Jésus a dite par la suite…

Jean 19 : 30,  Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : Tout est accompli. Et, baissant la tête, il rendit l’esprit.

Ce « Tout est accompli » est l’accomplissement de la victoire sur le péché et l’ouverture au salut gratuit pour chaque personne qui le désire! Jésus, le Messie, a accompli toute sa tâche, sans en omettre le moindre détail. Jésus, le Messie, a satisfait toute la justice divine en mourant pour nous tous, en payant le salaire de toutes nos fautes, et en nous rendant justes, purs et saints aux yeux de Dieu.

2 Cor. 5 : 21,  Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.

Ces péchés pardonnés ne pourront plus jamais être condamnés, car ce serait une violation de la justice de Dieu. Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus–Christ (Rom. 8 : 1).

Les péchés, les fautes ne peuvent être payés qu’une fois, et Jésus l’a fait (Hébreux 9 : 26). On n’a pas à les repayer nous-mêmes.

Étant pardonnés, nous sommes réconciliés parfaitement avec Dieu, nous avons la paix avec Lui (Romains 5 : 1, 9-11).

Il n’y a plus aucun obstacle qui nous sépare du Père, de Sa présence journalière, de l’expérience de Sa gloire dans nos vies, de l’intimité avec Lui, de la vie pour l’éternité, de nos noms écrits dans le livre de la vie, d’une place préparée pour nous dans le royaume céleste. La séparation du péché a été détruite (Matt. 28 : 20 -Colossiens 1 : 27,  3 : 4 – Jean 14 : 1-3 – Apocalypse 3 : 5 – Jean 6 : 47).

Le chemin vers le Père est libre d’obstacle et grand ouvert : le voile du temple qui séparait le lieu très saint de la présence de Dieu avec les hommes a été déchiré  par le haut,  par Dieu Lui-même (Marc 15 : 38).

Aucune bonne œuvre, aucune justice, aucune sainteté ni bonté personnelle ne peuvent égaler ou remplacer cette œuvre parfaite de substitution accomplie par Jésus pour nous (Éph. 2 : 8-9. 4 : 24 Phil. 3 : 9 – 1 Corinthiens 1 : 30).

Puisqu’il est impossible de se racheter soi-même, une seule alternative se présente maintenant à chacun de nous soit celle d’accepter ce qui est déjà fait, de croire, de faire confiance et d’entrer dans le domaine de l’amour, de la miséricorde, de la grâce, de la bonté, de la justice et du repos de Dieu pour le salut de notre âme et le bonheur de nos vies (Ps. 49 : 7-8 -  Matt. 11 : 28-29).

Nous avons été créés pour vivre cela chaque jour. Jésus a tout accompli pour rétablir le plan originel prévu pour l’humanité dès sa création : Lui et nous, Lui en nous, l’espérance de la gloire et la vraie vie qui satisfait pleinement celui qui en est rempli. Jésus, le Messie, est le chemin qui nous y conduit. Il est la vérité et la vie (Jean 14 : 6).

Pourquoi ne choisirais-tu pas de recevoir Jésus dans ton cœur en ce moment même, aujourd’hui? Jésus t’a mortellement aimé et a payé le prix de l’amour infini pour que tu restes près de Lui, librement, volontairement, par amour! Jésus a tout fait pour toi… Toi que feras-tu de Lui? Que risques-tu à Le connaître sinon de réaliser et de vivre personnellement son amour immense, de tomber amoureux de Lui, de vivre libre et en plénitude?

Hébreux 10 : 18,  « Or, là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché », car celui-ci est effacé pour toujours parce que Jésus a TOUT ACCOMPLI pour moi, pour toi, pour nous tous!

  • Pas besoin d’attendre d’être parfaits pour venir à Dieu … TOUT EST ACCOMPLI!
  • Pas besoin de payer pour être sauvé … TOUT EST ACCOMPLI!
  • Pas besoin d’ajouter quelque chose de plus au sacrifice de Jésus sur la croix … TOUT EST ACCOMPLI!
  • Pas besoin de mériter sa bonté et sa grâce, Jésus les a données et … TOUT EST ACCOMPLI!
  • Pas besoin d’avoir peur, c’est par amour  que … TOUT EST ACCOMPLI!
  • Pas besoin d’être instruit, diplômé, puissant ou riche, c’est pour tous, c’est gratuit … TOUT EST ACCOMPLI!
  • Jean 3 : 16-17,  Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.

Luc 23 : 46,  Jésus s’écria d’une voix forte : Père, je remets mon esprit entre tes mains. Et, en disant ces paroles, il expira.

Contexte de cette parole : Après que Jésus eût affirmé que tout était accompli et que le voile du temple se fut déchiré du haut vers le bas, Jésus s’écria d’une voix forte : Père, je remets mon esprit entre tes mains. Et, en disant ces paroles, il expira. Ces paroles de Jésus sont les dernières qu’il ait dites avant de mourir. Toutes les prophéties étaient accomplies, tous les péchés de l’humanité de tous les temps avaient été expiés, portés par Jésus, le sacrifice d’expiation et de réconciliation était achevé par l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde.

Lorsqu’un agneau offert en sacrifice pour le péché était amené au temple pour être égorgé et son sang répandu sur l’autel, le pécheur posait sa main sur la tête de l’agneau et confessait sa faute afin de l’imputer à l’animal qui prendrait sa place et mourrait pour ce péché. Ainsi, les péchés de l’humanité furent confessés des cieux sur l’Agneau de Dieu qu’a été Jésus.

Ce n’est que lorsque tout fut entièrement accompli, les prophéties réalisées, les souffrances subies, les péchés expiés, ce n’est qu’à ce moment précis que Jésus arrêta sa vie ici-bas, sa mission étant complétée. Il remit son esprit entre les mains de son Père!

Jésus s’était volontairement laissé arrêter au jardin, il aurait pu y échapper (Matt. 26 : 51-55). Il s’est livré lui-même pour nous (Gal 2 : 20).

Jésus avait reçu le pouvoir du Père de donner sa vie et de la reprendre. Personne ne la lui a prise sans qu’il accepte de la donner. Jésus pouvait descendre de la croix s’Il avait voulu, comme les autorités juives ne cessaient de le lui suggérer. Mais il ne le fit pas et alla jusqu’au bout, jusqu’à la mort, pour nous sauver, parce qu’Il nous aimait.

Jean 10 :14-18  … Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre. Personne ne me l’ôte, mais je la donne de moi–même ; j’ai le pouvoir de la donner, et j’ai le pouvoir de la reprendre : tel est l’ordre que j’ai reçu de mon Père.

Jean 15:13,  Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.

Celui qui croit au Fils a la vie éternelle (Jean 3 : 36).

En recevant Jésus comme votre Sauveur personnel, en décidant de croire en Lui, de placer votre foi  en ce qu’Il a fait pour vous à la croix…

-  Vous êtes entièrement pardonnés, lavés et purifiés de tous vos péchés.

-  Vous êtes réconciliés avec Dieu, vous avez la paix avec Lui.

-  Vous avez un accès direct et total auprès du Père, de Jésus et du Saint-Esprit.

-  Vous devenez enfants de Dieu et par le fait même héritiers du royaume : une place vous y est réservée dès à

présent.

-  Vos noms sont écrits dans le Livre de vie.

-  Vous êtes sauvés dès que vous croyez en Jésus comme votre Sauveur, aujourd’hui! Le paradis vous attend!

Il n’y a rien à y ajouter de plus, car tout est déjà accompli par Jésus!

Comme dit le chant : « Cette croix me sera toujours chère, elle est gloire et victoire pour moi et par elle, dans la maison du Père, la couronne est offerte à ma foi ». Merci Jésus pour la croix et le salut gratuit pour tous que tu nous offres par elle!

Merci Jésus d’avoir donné ta vie pour moi!

Hébreux 10 : 18  Or, là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché.